Citations‬ ‪en ‎Français‬

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Pitigrilli (Dino Segrè, 1893-1975)

En 1920, il n'y a plus une seule femme qui veut de l'amour éternel, même chez ceux qui ont toujours vécu dans des villes de moins de 50.000 habitants. L'amour éternel, avec toutes ses ignoble complications de fidélité, de jalousie rétrospective, de sincérité absolue, est un programme décourageant. À la femme d'aujourd'hui, ne promettent pas l'amour à long terme, mais les aventures de solutions rapides. [...]Pitigrilli (Dino Segrè, 1893-1975), La Ceinture de Chasteté, 1921.

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En matière d'amour comme de testaments, le dernier est le seul valide et annule les précédents.Pitigrilli (Dino Segrè, 1893-1975)

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L’huissier annonça:
– Le Tribunal!
Le président Pott, après que les deux juges assesseurs furent assis à côtés, dit:
– Levez-vous!
La femme se leva.
[...]
Le président lut:
“Au nom du peuple français, vu les articles, etc., etc..., considéré que... etc., etc... et surtout parce que le juge qui est assis à ma gauche un autre crétin, vous, Maria Lanson, fille de Pierre Lanson, âgée de 25 ans, née à Coulommiers, etc., etc., êtes condamnée à trois ans de réclusion, deux mille francs d’amende et aux dommages intérêts envers la partie lésée. Vous avez trois jours francs pour vous pourvoir en appel, et je vous conseille de le faire parce que, heureusement, tous les juges ne sont pas comme ces deux-là.”Pitigrilli (Dino Segrè, 1893-1975), L’expérience de Pott (L’homme qui cherche l’amour), 1929.

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[...] Elle possédait cent mille francs et vivait aux champs. Un beau jeune homme la décida à venir vivre à Paris, se fit installer par elle dans un appartement, se fit entretenir pendant quelques mois, mais, dès que tout l’argent fut dépensé, disparut pour suivre une joueuse de saxophone de l’Empire. La femme, pour vivre, vendit le mobilier que son amant avait acheté avec son argent à elle. Un beau jour, il trouva bon de revenir. Elle voulut le chasser, il resta; elle lui reprit une montre qu’elle-même lui avait donnée. En sortant, il rencontra un petit avocat qui le décida à porter plainte. Procès. L’homme n’a jamais travaillé. Il n’a jamais eu à lui en propre cinquante francs; la femme en avait cent mille et travaillait. Mais il a présenté tous les reçus des marchands de meubles et de bijoux, qui démontraient que c’était lui qui, effectivement, avait payé les meubles et la montre. Le ministère public, un jeune substitut intelligent, soutint mollement l’accusation, eut des paroles sévères pour la partie civile et demanda l’acquittement pour insuffisance de preuves. [...]Pitigrilli (Dino Segrè, 1893-1975), L’expérience de Pott (L’homme qui cherche l’amour), 1929.